Après l’étonnante application disponible pour iPad du travail d’Horvat (1,4 Go) (voir cette chronique sur urbanbike en 2011 sur la première version), une autre manière de visionner les 68 ans de photographie de l’intéressé est de jeter un oeil (et même deux…!) sur la dernière version de son site internet, horvatland.com…
Ici, pas un poil de flash et un développement sur mesure (…et responsive) adapté à la photographie, ce qui n’a plus rien à voir avec les versions précédentes dont celle présentée en 2004 ici-même…!

Belle rétrospective qui mérite que vous y passiez une partie de votre WE…!
J’avoue que la vitesse de chargement des images m’a pas mal bluffé si je compare avec ce que j’obtiens avec Koken.me. Bravo…!
Vous vous souvenez de draft sur le Web (voir cette chronique sur urbanbike). J’avais apprécié les caractéristiques de leur dispositif mais il fallait rester connecté à internet pour un usage régulier. Non
Et lui, hier, @doopix me fait part de ceci via un message sur Twitter… Draft Control, une application dispo sur Mac (lien AppStore). Que je télécharge illico et gratuitement dans les 5 minutes…
Dans l’esprit de Draft, à tel point que j’ai pensé deux secondes qu’ils s’agissait des mêmes développeurs… Que nenni.
C’est compatible avec des textes sous Microsoft Word, Apple Pages, ia-Writer (oh, oh… donc du Markdown…), LibreOffice, OpenOffice.
Je le teste avec mes fichiers Markdown (enregistrés en .txt ou .md) depuis Byword ou MultiMarkdown Composer…
Bingo !
Du coup, j’ai ajouté dans l’app les derniers fichiers sur lesquels je travaille…

Et je peux suivre pour chacun d’entre-eux les différentes strates ou versions (d’où la publication du billet signé furax — en hommage à Francis Blanche — hier soir)…

En vert, les ajouts ; en orangé les retraits…

Un mode prévisualisation est disponible… Notez que les balises Markdown sont reconnues (mais pas les balises HTML)…

Les préférences fort riches (j’ai changé du coup la typo et, surtout, le temps de comparaison, toutes les 15 minutes me semble suffisant…)
Bref, très chouette et simple outil de versioning qui me permet désormais de lire les repentirs de ses propres textes…
Adopté pour le coup…!!
Et après…?

Décision plus simple à prendre ces derniers jours puisque non occupé à bosser : vider notre bibliothèque de mètres et de mètres de livres papier jamais consultés depuis des années.
L’idée est simplement de ne conserver que les ouvrages qui intéressent notre petite tribu (…à la louche 75 % tout au plus).
Et, de facto, donner le reste…
- les bouquins que l’on ne relira pas (…on n’a pas que des ouvrages sublimes)
- les revues obsolètes (qui veut des vieux Techniques & Architecture, des La Recherche…?!)
- les bouquins en double (…peu mais je me suis fait piéger une demi-douzaine de fois par des relooking de couverture)
- les bouquins compris ensuite dans un recueil plus général, genre Pléiade ou collection Bouquins, Quarto, etc.
- des daubes littéraires — à nos yeux — que l’on a pas eu le courage de poubelliser
- des guides de voyages aux informations perimées
- quelques cadeaux… qui n’en étaient pas…
- des bouquins sur des thématiques professionnelles désormais (sic !) loin de nos préoccupations (…et à mille lieux de celles de nos mômes)
- des exemplaires de bouquins dont j’ai réalisé la couverture dans une vie antérieure
- des manuels de versions anciennes d’applications informatiques (…bon, je conserve deux, trois trucs dont Lisa Office System de 1983… Ou encore un FrameMaker Reference par Frame Technology Corporation de juin 1990)
- des guides pratiques sur des boitiers photos perdus de vue depuis longtemps
- etc.
Bref, ça fait du monde…

Ici, un chargement dans notre antique break…
On remplit des cartons, on les vide en stockant leur contenu provisoirement dans un garage en attendant le passage des associations qui ont donné leur accord…
On revient avec les cartons à vide et, hop, on recommence en mode Sisyphe…
Seul hic, on s’attache : chaque couverture est comme une petite madeleine visuelle qui nous remet en mémoire dans quelles circonstances, etc.
Mais on ne reculera pas…!!
À chaque déménagement, c’était des cartons et des cartons de bouquins à trimballer, des mètres carres (ou cubes…!) occupés dans des logements qui ne sont pas extensibles, des linéaires transformés en nids à poussière…
J’ai filé des livres de graphisme, envoyé ceux de cuisine à @doopix…! Etc.
Bien sûr, il y aurait la possibilité de proposer chaque bouquin sur ebay ou autre mais je ne pense pas qu’un vieux J’ai Lu fera palpiter les foules…
Sans regrets même si, au départ, j’étais réservé. Sauf que c’est du pur bon sens.
En effet, pas très sympa de laisser à nos gamins dans un futur pas si lointain le soin de vider nos biiiiiip…!! Autant se situer dans la continuité du matériel professionnel…
— JC, t’es déprimé…?
Non, juste réaliste et en train de le faire pour la génération précédente… Bref, ne pas laisser faire aux autres ce qui nous gonfle prodigieusement…
Note de fin : bien entendu, tout n’est pas sombre, quelques (re)découvertes, quelques exhumations (!) rigolotes et l’envie d’acquérir un Dyson portatif pour traquer la poussière…